baby blues du papa

Baby blues du papa, le guide

Le baby blues du papa toucherait presque la moitié des nouveaux pères. Mon compagnon est passé par là et et je tenais à apporter mon éclairage sur le sujet. Le papa le fera à son tour prochainement. Comment le vivre sereinement ? Comment reconnaître le baby blues du papa ? Comment aider le jeune papa ?

Quels sont les symptômes du baby blues du papa ?

Les symptômes sont globalement ceux de la dépression : perte d’appétit, difficulté à dormir, de la fatigue et un manque d’enthousiasme. Il peut aussi y avoir une attitude de fuite et une forte irritabilité.

Premier symptôme du baby blues du papa : l’évitement

La fuite ou réaction d’évitement peut prendre différentes formes. Le papa est toujours très occupé, il est affairé tout le temps. Quand on lui propose de s’occuper de bébé, il a toujours mieux à faire. Bon il y a aussi des choses à régler avec l’arrivée d’un bébé, donc c’est votre connaissance de votre conjoint qui va vous permettre de dire s‘il est affairé plus que de raison. Vous pouvez par exemple lui proposer d’échanger les tâches… Voyez s’il a tendance à résister ou refuser.

Deuxième symptôme du baby blues du papa : l’irritabilité

Face aux pleurs, le jeune papa est vite irritable. Il perd vite le contrôle, s’énerve et se sent vite agressé par les pleurs du bébé. Il peut exprimer sa colère de manière évidente ou tenter de la refouler. Il a alors tendance à froncer les sourcils, maintenir la mâchoire serrée. Bref, vous savez certainement reconnaître les signes d’irritation chez votre compagnon alors ne les ratez pas. Cet affreux cercle vicieux, le bébé pleure pour une raison x, le papa est alors tendu avec le visage renfrogné. Le bébé rend toutes nos émotions, il ressortira les tensions de son papa (ou de sa maman) sous forme de pleurs… Bref, dans ces cas là, ne tardez pas à intervenir pour calmer les tensions chez l’un et chez l’autre.

L’infidélité du papa à l’arrivée de bébé

L’évitement et l’irritabilité, voilà deux symptômes du baby blues du papa.  Il peut aussi rentrer plus tard du travail. Ce qui peut être une simple réaction d’évitement mais aussi être le signe d’une infidélité. Il n’est pas rare que les hommes trompent leur compagne alors qu’elle est enceinte ou au retour de la maternité. Cela témoigne d’un mal être global qui s’est installé progressivement. Le découvrir est une grosse souffrance pour la jeune maman mais il est important pour le bébé qui vient d’arriver de ne pas réagir sous le coup de la colère et de se faire accompagner par un spécialiste. Il s’agit d’un gros coup dur pour le couple mais il est possible de le surmonter si on se fait aider.

Comprendre le baby blues du papa

Chamboulement du quotidien

Depuis déjà 9 mois, le comportement et les exigences de sa compagne ont changé. Des humeurs changeantes, un besoin de soutien psychologique régulier et une surcharge de travail pour assurer le quotidien. Les fausses alertes et trajets intempestifs à la maternité en plein milieu de la nuit, le papa les vit aussi comme une source de stress. Il a la responsabilité d’assurer le convoi en toute sécurité mais rapidement quand même. L’accouchement est aussi éprouvant pour le papa. Il ne se débarrasse pas si facilement de cette peur de perdre sa compagne. Il affronte pendant de longues heures la souffrance de sa femme sans pouvoir la soulager. Et de retour de la maternité, le petit monde ne se tourne plus que vers le bébé. Le couple doit se reconstruire pas à pas.

Le soutien des papas

Je me souviens très bien comment mon compagnon était là pour m’aider à mettre mes chaussures quand je n’y arrivais plus ou me masser le dos quand j’avais mal. Le papa soutient la maman, mais qui s’occupe du papa ? Qui prend le relais quand il a besoin de soutien ou qu’il est fatigué ? Ils encaissent sans trop broncher mais ça ne signifie pas que ce n’est pas difficile par moment. Pas certain que les visites nous soulagent, ça fait du bien de voir du monde mais en général ça nous prive d’une bonne sieste et donne matière à plus de vaisselle ou autre.

Devenir père

Les hommes deviennent père du jour au lendemain. Malheureusement pendant les 9 mois de grossesse, il n’y a principalement que des cours de préparation à l’accouchement et finalement nous sommes très peu préparés à devenir papa ou maman. Comme si tout allait de soi et était instinctif. Que nenni ! On apprend sur le tas, livres et recherches internet à la rescousse en permanence. En plus, il se retrouve confronté à ses propres démons, sa propre histoire avec son père. Est-il un modèle qu’il veut à tout prix éviter ? Bref, le papa ne sait en général que trop peu comment se comporter avec cet enfant parce qu’il ne bénéficie pas forcément de modèles dont il pourrait s’inspirer. Il ne connait pas forcément les gestes pour s’occuper de son bébé. La maman s’en occupant inévitablement davantage, il se crée rapidement un petit fossé dans la compréhension de bébé. Le papa peut aussi déprimer parce qu’il ne comprend pas son bébé et ne sait pas comment interagir avec lui. Un homme, se définissant principalement par sa compétence, le vit forcément mal. Plus il a nourri d’attentes vis à vis de ce bébé, plus ce sera difficile.

Comment aider le jeune papa ?

Le couple parent

Le problème peut s’amorcer parfois avec la grossesse. En devenant maman, avec son corps qui change, inévitablement nous changeons d’attitude et nous avons moins d’égards pour notre compagnon. S’il est important de faire participer le papa pour préparer l’arrivée de bébé, cela ne suffit pas. Il est aussi primordial de veiller à rester un couple en se réservant des moments de tendresse et d’intimité. A l’arrivé de bébé, on cherche déjà à survivre, on est d’accord. Mais alors profitons de siestes câlines dans un premier temps, de gestes d’affection ou d’apéros en amoureux.

Le bon état d’esprit pour aider le jeune papa

Voir son compagnon s’enfoncer à un moment pareil est assez stressant. Cette dose de stress en plus de la fatigue et des appréhensions de jeune maman est une épreuve en soi. Et vous savez quoi ? Nous nous trouvons des ressources cachées comme le fait votre compagnon depuis le début aussi. On ne sait par quel miracle on tient moralement et physiquement mais on a cette force en nous. Si on reste concentrée sur le moment présent avec une attitude bienveillante et optimiste, on s’en sort plutôt bien. Le jeune papa a besoin de cette présence rassurante et aimante. Bien sûr, on passe par des phases de doutes et on n’est pas toujours au top mais globalement on y arrive. Gardons le sourire ! La période est difficile mais notre bébé et notre compagnon en valent la peine. Ayez confiance en lui.

Mettre des mots sur le baby blues du papa

Tout d’abord il convient de mettre un nom sur ce qui est en train de se passer. “Je crois que tu as le baby blues du papa”. Il va certainement nier dans un premier temps. Ce qui est plus efficace pour faire accepter le diagnostic est de nommer les émotions :

“Est-ce que tu ne te sens pas très irritable ? Tu ne ressens pas de la colère ? N’as-tu pas un sentiment de culpabilité ? Ressens-tu de la frustration et de la déception ?”

Accompagner le jeune papa dans sa découverte de bébé

Une fois, le diagnostic accepté, il s’agit d’accompagner son compagnon dans la découverte de son bébé. Invitez-le à mettre des bouchons si les pleurs deviennent difficile à supporter, voir même à s’isoler avec de la musique sur les oreilles pour décompresser. La maman doit intervenir pour permettre au lien de se créer. La grand-mère ou une autre personne proche peut aussi être là et jouer ce rôle. Il ne faut pas hésiter à faire des travaux pratiques directement sur la petite bête :

  • “Voilà comment tu peux porter bébé, tu veux essayer ?”
  • “Voilà comment je m’y prends pour calmer bébé.”

Mais la vérité, c’est qu’au début on ne déborde pas non plus de confiance en devenant maman. Ça tient plus du “j’ai l’impression“ et du “je crois”. Pour autant, il faut réussir à verbaliser nos premiers apprentissages et à s’observer. Si bébé pleure : “qu’est-ce que je fais précisément ?” Pour plus de tact, invitez d’abord le jeune papa à vous aider. On montre et on décrit ce que l’on fait. Et ça peut suffire la plupart du temps. On propose régulièrement de faire. On accompagne tout en dosant l’assistance. Si le papa commence à s’irriter, on ne prend pas sa place, on essaye juste de les calmer tous les deux. Invitez le papa à prendre de grandes respirations par exemple tout en faisant diversion avec bébé. Et surtout on n’hésite pas à quitter la pièce si ça se passe bien pour les laisser vivre un moment privilégié.

Le papa apprend très vite et bébé adore sa manière de faire. Assez rapidement bébé devient lui-même le remède au baby blues : les échanges de regards, les premiers sourires… La relation s’installe et le lien se noue doucement mais sûrement. Le couple prend de nouvelles habitudes et se retrouve. Le baby blues du papa devient un lointain souvenir.

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5 Comments

  1. C’est vrai que laisser sa place au papa auprès du bébé, et ne pas s’oublier en tant que couple, c’est très important.
    On ne se rend sûrement pas assez compte de ce que les pères traversent à l’arrivée d’un bébé.
    Ton article explique bien ce qu’ils peuvent vivre, et ce sera intéressant de lire le témoignage de ton compagnon.

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