sentiment de culpabilité

Le sentiment de culpabilité

Le sentiment de culpabilité naît d’un contraste entre nos actes, leurs conséquences et nos valeurs.

Parfois nos actes blessent des gens que nous aimons.

Comment gérer un sentiment de culpabilité ?

Sentiment de culpabilité et égocentrisme

Il y a, pour commencer, toutes les mauvaises façons de réagir :

  • S’excuser pour mettre un terme à l’échange : “Je me suis excusé, qu’est-ce que tu attends de plus de moi ?”
  • Croire que le sentiment de culpabilité est une solution en soi : “si je me sens coupable, alors je suis pardonné.”
  • Trop se justifier : “Je t’ai blessé, mais j’avais de très bonnes raisons de le faire.”
  • Entrer dans un concours de reproches, comme s’il s’agissait de compter les points : “Toi non plus, tu n’es pas irréprochable !”

Maintenir le dialogue

Le sentiment de culpabilité devrait nous amener à nous soucier de l’autre, or les mauvaises réactions ont souvent pour conséquence d’altérer la communication et donc d’impacter négativement la relation.

Pourtant, ces accrochages sont des sources incroyables d’apprentissages sur l’un et l’autre dans ce que nous avons d’unique. Inutile de chercher qui a tort ou raison, il convient de se focaliser sur comment mieux vivre ensemble. Si j’ai peiné quelqu’un, la bonne attitude à adopter est celle qui permet le maintien du dialogue.

Comment sortir de la culpabilité ?

L’élément crucial est l’écoute empathique. J’offre l’opportunité à l’autre d’exprimer ce qui est vivant en lui. Si pendant l’écoute, je ressens de la culpabilité, c’est que je ne suis plus dans l’empathie. Il est nécessaire de se focaliser sur ce que l’autre exprime, de ne pas l’interrompre et de le laisser terminer.

Ensuite, il y a d’autres éléments importants :

  • Cesser de se juger et de se coller des étiquettes ;
  • Accepter sa part de responsabilité une bonne fois pour toutes ;
  • Chercher à deux des solutions pour éviter que ça se reproduise ;
  • Lâcher prise.

L’échange doit être neutre, sans jugements, sans à priori, dans la mesure du possible.

Savoir écouter et découvrir l’autre

S’imaginer à la place de l’autre ne suffit pas car nous avons tous une façon différente de voir le monde.

Il est nécessaire pour comprendre et découvrir l’autre de l’écouter et de ne pas fermer le dialogue. Nous avons besoin de découvrir et accepter un point de vue différent, un fonctionnement étranger au nôtre

Dans la vie de couple ou toute autre relation, nos actes ont un impact sur la vie de l’autre. C’est l’expérience d’être deux et non plus un. Laisser traîner de la vaisselle sale dans l’évier, le vocabulaire qu’on utilise, les gestes que l’on a pour l’autre ont un impact sur ce qu’il vit.

Une chose en apparence anodine peut avoir l’effet d’une étincelle sur un baril de poudre. Une chose que l’on pense grave peut finalement n’avoir aucune importance pour l’autre. Rien ne nous permet de comprendre, à part l’échange, ce qui se passe en l’autre.

Malheureusement, souvent, l’écoute ne suffit pas car l’émetteur a souvent du mal à exprimer ce qu’il ressent ou ce qu’il aimerait dire. Vous comprenez d’autant plus l’importance de l’écoute parce que c’est le seul moyen de commencer à se comprendre. Ce sont les éléments d’un puzzle beaucoup plus vaste et mystérieux qu’est la personnalité.

La qualité de nos relations dépend donc moins des événements heureux ou malheureux que des leçons qu’on en tire.

Posted in Communication, Développement personnel, Problème de couple.

2 Comments

  1. Merci pour cet article Claire ! Toujours aussi riche et concis.

    J’ai l’impression que la culpabilité est un sentiment que l’on retrouve régulièrement au sein d’un couple.

    Tu donnes des clés efficaces pour surmonter ce problème.

    Un conseil que je donne souvent est d’identifier les besoins émotionnels de son partenaire et de l’aider à les combler. C’est le meilleur moyen de se rapprocher l’un l’autre et de créer le couple de ses rêves.

    À bientôt,
    Morgan

  2. Salut Morgan,

    Merci pour ton commentaire. Dans notre couple, ce n’est pas un sentiment que nous expérimentons souvent. Je dédiais cet article à un ami qui a du mal à écouter et utilises sans exception toutes ces stratégies d’évitement.

    En effet, identifier les besoins insatisfaits, émotionnels ou non, font partie des ingrédients d’une communication non violente. Pour en arriver là, il faut déjà sortir de l’égo et apprendre à écouter.

    A bientôt,

    Claire

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